Et si c'était la fin du management ? Après s'être professionnalisée, organisée, structurée, système-d'informatisée, procédures-qualitisée, l'entreprise s'est formée aux techniques de management. L’intention était bonne : améliorer l’efficacité de l’entreprise par le management, c'est-à-dire donner aux collaborateurs ce qu’ils attendent (travail réel sur la motivation) en échange d’une adhésion voire d’un engagement aux cotés de l’entreprise. Mais comme toujours, en bons professionnels, certains managers sont devenus parfaitement rompus aux techniques et postures du parfait manager : ils appliquent à la lettre, et avec intelligence, les formations ou lectures personnelles qu’ils ont ingurgitées depuis des années. Qu’en reste-t-il ? Un sentiment diffus chez certains collaborateurs, le sentiment d’être amenés, sans le vouloir, vers des comportements, certes positifs, mais qu’ils n’ont pas totalement choisis. N’est-ce pas la définition de la manipulation ? Et maintenant, que faire ? Il reste à aller au delà, au-delà des techniques et des postures apprises. Il reste à être soi-même et à développer un « état d’esprit » dans l’entreprise. On appelle cela les « valeurs collectives », ou le « savoir-être individuel », ou encore les relations inter-personnelles. L’affirmation et la promotion de cela dans nos entreprises a l’inconvénient de ne pas être pris en charge par les OPCA ! Cela nécessite un engagement réel, personnel, basé sur la confiance (mot encore trop rare dans nos organisations) des dirigeants, managers et collaborateurs. Dans les périodes agitées que nous vivons, le développement de « l’état d’esprit » au sein de nos organisations est un facteur clé de succès et de pérennité. Nicolas de Montgolfier Réagir |